A l'âge de douze ans, inspiré par les miniatures des timbres postes de l'époque, Bruno Barbieri peint ses premiers tableaux.
Par la suite, vivant à Paris, il découvre, fasciné "Les Portes de l'Enfer" d'A. Rodin (inspiré par la Divine Comédie de Dante). Ce chef d'œuvre le marque et oriente profondément son propre cheminement.

Puis c'est la rencontre avec l'art africain à travers les étonnantes évocations des sculptures Makondé de Tanzanie et Mozambique, notamment les totems "Ujamaa", représentation puissante d'une multitude de corps enchevêtrés.

Bruno étudie pendant une année à l'école des Beaux Arts de Paris, où il a alors l'opportunité de travailler avec des modèles vivants, que ce soit en peinture ou en sculpture.

Dans sa jeunesse, Bruno lutte pour vivre de son art, et cherche de ce fait un travail d'appoint saisonnier qui lui laisserait chaque année suffisamment de temps pour se consacrer à sa passion.
C'est ainsi qu'il arrive à 25 ans dans les Alpes, en Tarentaise, pour devenir moniteur de ski. 30 années plus tard, il poursuit la même vie, sur les pistes l'hiver, et le restant de l'année, il modèle la terre et sculpte dans l'orme et le tilleul d'incroyables floraisons humaines.

Des corps en renaissance s'arrachent de la matrice de bois, de terre ou de bronze, et s'élancent dans une extase sensuelle vers l'incommensurable. On caresse dans ces formes souples la méditation naturelle qui accompagne le geste du sculpteur, l'empreinte de l'Esprit est là, dépouillée, soutenue, tendue inexorablement vers des horizons sans nom.